Mémoire master 2
Le nouveau réalisme
Georges Mathieu l'abstraction lyrique.
Le nouveau réalisme
Pierre Restany, Le Nouveau réalisme, Transédition, 1997, 208 p
Publié en 1968,
Nouveau réalisme groupe formé par Paul Restany le 27 octobre 1960, actif de 1960 à 1963. Arman, François Dufrêne, Raymond Hains, Yves Klein, Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, Jacques Villeglé sont réunis à Montparnasse, dans l’appartement de Yves Klein. Sont absents ce jour mais participeront à leurs manifestation : César et Mimmo Rotella. Puis vont se joindre à eux : Niki de Saint-Phalle en 1961, Christo et Gérard Deschamp en 1961.
Nouveau réalisme = approches perspectives du réel.
Le début du texte de Restany est essentiellement basé sur des questions formelles à propos de l'automatisation des gestes en peinture et la nécessité de se renouveler, de ne pas être enclin à exécuter ses peintures de façon routinière. Il fait ainsi référence aux artistes qui selon lui ont su faire face à ce problème formel et ainsi poursuivre la production de leurs œuvres sans tomber dans une façon “industrielle”.
La première partie de son texte propose une lecture du monde de l'art des années 20 à la fin des années 1950, elle annonce déjà la deuxième partie de son texte qui montrera comment les nouveaux réalistes sont l'étape nécessaire à tous les questionnements formels de l'époque. Il semble à la recherche d'une nouvelle expressivité, ”(…)la situation a considérablement changé aujourd'hui. Nous avons vécu une telle sarabande de styles et de recettes en l'espace de quarante ans ; nous ressentons avec angoisse, ennui ou énervement, l'irrémédiable usure des moyens d'expression traditionnels Pierre Restany, LE NOUVEAU RÉALISME, p.19.
La première phrase du chapitre II intitulé Les Nouveaux Réalistes commence d'emblée par unifier le groupe des nouveaux réalistes sous des caractéristiques communes : “Toutes les démarches individuelles du nouveau réalisme obéissent à un dénominateur commun, qui est la reconnaissance de l'autonomie expressive du réel sociologique.” Pierre Restany, LE NOUVEAU RÉALISME, p.29
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Mon mémoire de master 2 sera différent de mon travail rendu pour le master 1. Il me semble important que mon sujet soit en relation avec mon environnement de travail.
Depuis le début du mois d’octobre, je suis entrée en stage pour une durée de six mois au sein de la galerie d’art contemporain Georges-Philippe & Nathalie Vallois. C’est pour moi une chance incroyable d’apprendre un métier qui me passionne c’est pourquoi j’ai décidé de pleinement m’y investir afin que je puisse à la fois apprendre sur le métier mais aussi participer au travail quotidien de la galerie.
Le rôle d’une galerie dans le monde de l’art contemporain est crutial.
Possédant jusqu'à présent une formation universitaire dans le domaine de l’art, le point de vue que j’adopte est teinté du monde de la recherche en art et manquait cruellement jusqu’à présent d’un point de vue plus global sur le domaine de l’art contemporain. Il me semble nécessaire d’envisager en prenant en compte les différents acteurs de l’art contemporain en France, une position critique face à un système qui génère autant de dysfonctionnements.
En lisant “Faire Voir, l’art à l’épreuve de ses médiations”1), de Nathalie Heinich, et en assistant à la conférence donnée par son auteur à la Sorbonne en 2009, je me suis aperçue que la question des médiations sont une question importante qui n’a pas encore été épuisée et cela pour plusieurs raisons. Il s’agit des médiation dans le domaine de l’art contemporain ou ce que nous appelons aussi “art actuel”, la période qui recouvre donc l’art de notre époque sur environ une vingtaine d’années.
Des l’introduction de son livre l’auteur nous entraîne dans une anecdote à laquelle elle a assisté et qui a déclenché chez elle l’envie d’écrire un livre. La rétrospective de Jacques Villeglé au centre Georges Pompidou. En assistant à une scène pendant laquelle l’artiste pose devant un parterre de journaliste près de l’une de ses toiles, Nathalie Heinich se demande ce qu’il s’est passé entre le moment où Jacques Villeglé à commencé à lacérer des affiches et ce moment de reconnaissance : l’exposition de son oeuvre dans un grand musée national. Toute une série de médiations ou d’intermédiaires se sont succédées, aussi bien dans le domaine privée que dans le domaine public. Il s’agit ici des galeries, assureurs, centre régional d’art contemporain (CRAC), centre national des arts plastiques (CNAP), musées, conservateurs, commissaires d’exposition… Si Nathalie Heinich insiste dans ses recherches qui ont donné lieu à plusieurs articles rassemblés ici, sur les acteurs intermédiaires du domaine public, il me semble plus cohérent de me pencher moi sur le domaine privé, en particulier ce que nous appelons le second marché. Le second marche concerne les oeuvres d’art qui ont déjà été vendues une première fois. Cala englobe les transactions faits sur une oeuvre, au sein des galeries d’art, par le biais des ventes aux enchères.
Première approche possible.
Je peux décider de m'intéresser aux médiations qui ont eu lieu entre le moment ou Jacques Villeglé commence à lacérer ses affiches âgé à peine d’une vingtaine d’années, et le moment ou 40 ans plus tard, vient enfin la reconnaissance du public puisque c’est au Centre Georges-Pompidou à Paris qu’il est alors célébré. Dans ce cas une approche quasi-cinématographique est possible, sous forme de flash back, on se demande alors que s’est-il passé entre telle et telle année. Ici la progression est chronologique et on n’est plus dans une réflexion critique esthétique. Il est nécessaire que je trouve une autre approche. Il faut que je pose un problème, que je soulève une question quant à ses différentes médiations. En quoi elles sont nécessaires pour que la reconnaissance du public puisse avoir lieu, pour qu’un artiste aujourd’hui soit reconnu. Ou alors je compare deux modèle, les différentes médiation à une époque antérieure et les nouvelles médiations de notre époque. Comme ça je me ballade dans le système, je fais une étude, et je peux apporter un regard critique. Ces médiations ou intermédiaires sont nécessaires, aujourd’hui pour qu’un artiste puisse être pleinement reconnu par le grand public. Que veulent les artistes ? Être reconnus par leurs pairs? Être reconnus par le grand public? Le deux ? Créer, peut importe la reconnaissance? (Mythe de l’artiste romantique, cf Nathalie Heinich, L’élite artiste)
Dans quelles mesures ces médiations, ses acteurs sont-ils nécessaires pour qu'un artiste soit reconnu, donc pour que l'on reconnaisse qu'il y a art. Maintenant les médiations, tout ce qu'il y a autour de l'œuvre semble plus important que l'art lui-même?
J'aimerais montrer à travers l'exemple de Jacques Villeglé la tardive reconnaissance d'un artiste. Les conditions de cette reconnaissance. Je veux montrer toutes les médiations qui ont été nécessaires afin qu'il soit enfin “reconnu par le public”. J'aimerais insister particulièrement sur le rôle d'une galerie,l'évolution de ce rôle à travers les années. Étudier les relations complexes qui se font entre un galeriste et son artiste. Ceci pour me permettre de voir dans quelle mesure la rôle de la galerie intervient dans le processus de reconnaissance de chaque artiste.
Les nouveaux réalistes sont à nouveau sur le devant de la scène : ventes publiques, cinquantenaire de leur existence, consécration pour Villeglé et Arman, plusieurs monographies et catalogues d'exposition…
Interview prévue avec un artiste qui a participé aux commissions des FRAC.
Comment fonctionnent les commissions publiques, quels sont leurs choix ? Quels sont leurs critères lors de l'acquisition d'une œuvre d'art ? Qui sont les personnes qui font partie de ces commissions ? Ces personnes ( directeurs des fracs, membres de la délégation aux arts plastiques etc sont nommées par les politiques, ce n'et donc pas de façon démocratique que sont décidées les acquisitions des collections publique d'art contemporain en France (A vérifier)
Plan
en vrac
Quelle est la pertinence de ce mouvement à l'époque. Pourquoi les nouveaux réalistes sont un mouvement qui a compté dans l'histoire de l'art ?
Pourquoi ont-ils compté dans les années 1960?
Un contexte historique(Livre de Restany : Au sortir de la guerre,comparaison avec le mouvement DADA / social (Contre la Bourgeoisie ?Arman et son mobilier brûlé)/ économique?
Des galeristes charismatiques, qui ont su faire certains choix audacieux. Galerie J ? Galerie Collette Alendy
Pourquoi comptent-ils à notre époque?
Définition d'une oeuvre d'art. L'oeuvre d'art- Béatrice Lenoir)
Reconnaissance publique nécessaire. Ex: Villeglé à Beaubourg, Monographie sur Raymond Hains (Aude Bodet), Arman à Beaubourg… Reconnaissance de ses paires : Chaque artiste a laissé des écrits sur les autres du groupe, puis les artistes de nos jours s'en servent en référence? (ex?)
Inspiration pour artistes contemporains
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++ La nécessité des médiations publiques dans le processus de reconnaissance d'un artiste.
La reconnaissance : condition nécessaire à un artiste ? Elite artiste
La politique de décentralisation de l'art les fracs, les différentes commission, comment est utilisé l'argent public dans le domaine des arts plastiques? Pourquoi les choses sont-elles si obscures ?
Quelles médiations en France.
Le système public
Le système privé
Les points de divergence des deux parties.